19 octobre 2006

Bill Clinton à Georgetown

Ce matin se tenait à l’université de Georgetown une conférence organisée par le Center of American Progress, un think-tank très proche du parti Démocrate. L’invité d’honneur était l’ancien président Bill Clinton. Ayant gagné à une loterie, j’ai eu la chance d’obtenir une place dans l’audience et d’assister au discours de Bill.

Ancien étudiant de Georgetown, celui-ci connaît actuellement une popularité très importante auprès des américains. Ses frasques extraconjugales semblent totalement oubliées.
En tous cas, j’ai été complètement emballé par le personnage !! C’est à l’évidence un excellent orateur. Il se dégage de lui un charisme naturel propre aux personnes ayant exercées les plus hautes responsabilités. Mais tout de même, quel contraste avec Bush !!

Son discours m’a également très agréablement surpris. Il s’est employé à donner aux Américains une leçon d’humilité et de sagesse que j’ai rarement entendue. « Ceux qui ne sont pas d’accord avec moi, ne sont pas mes adversaires, ils m’obligent à les comprendre et à me demander si moi-même j’ai raison. » Il a ainsi complètement réfuté la politique très manichéenne de Mr. Bush. « Nous, la première puissance mondiale, ne sommes même pas capable de ratifier le protocole de Kyoto ». « Nous blâmons la Corée du Nord pour avoir tester des missiles nucléaires. Mais quelle est le poids de notre parole lorsque l’on demande la non-prolifération alors que nous sommes en ce moment-même en train de développer deux nouveaux types d’armes atomiques ? »

Parfois très drôle, il n’a pas non plus hésité à citer quelques anecdotes : « Lorsque j’étais à Georgetown, j’avais un professeur de Sciences qui était affreux ! Il fumait toujours un cigare et avait un espèce de monocle. Lors d’un cours, le professeur nous a dit qu’il se doutait bien que nous ne retiendrions rien de cette année. Mais il voulait au moins que l’on retienne cela : chaque matin, en se levant, il va dans sa salle de bain, se lave la figure et se regarde dans le miroir en disant : « qu’est-ce que tu es beau ». De fait, à la fin de l’année, moi-aussi je le trouvais beau. Comme vous le voyez, il ne faut jamais se convaincre que les autres sont moches. Vous arriverez à tout en vous convaincant que l’autre aussi est beau. » La rhétorique de Bush et ces fameuses références à l’axe du mal était clairement visées.

Pour finir, le président a comparé la vie à un voyage vers la vérité. Personne ne peut l’atteindre mais il nous faut essayer d’aller toujours plus près.

1 Comments:

At 2:56 AM, Blogger Jeunes avec Nadine said...

merci, ton message me fait vraiment plaisir, car je vois que mon blog atteint son but!!!

 

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