05 décembre 2006

La First Lady à Georgetown

Aujourd’hui, Georgetown University accueillait le biannuel US-Afghan Women’s Council (le conseil américano-afghan pour la promotion des femmes). Pour l’occasion, l’Ambassadeur d’Afghanistan aux Etats-Unis, la Sous-Secrétaire d’Etat aux affaires internationales et à la démocratie (ancienne étudiante de Georgetown), et Laura Bush, l’épouse du Président, étaient réunis.

Depuis 2001 et la chute du régime Taliban en Afghanistan, Georgetown University s’est fortement impliquée dans la reconstruction démocratique du pays. En plus d’accueillir deux fois par an le US-Afghan Women’s Council, l’université a déjà reçue deux fois le Président Hamid Karzai, et est le lieu de nombreuses conférences concernant les relations américano-afghanes.

J’ai eu la chance d’assister à l’US-Afghan Women’s Council de ce jour et d’écouter l’intervention de la First Lady chaleureusement applaudie. Contrairement à son mari que tout le monde critique, Laura Bush reste relativement épargnée grâce à son image de bonne mère de famille, pas sophistiquée et donc proche du peuple.

Le rôle de First Lady est très important aux USA. Tout d’abord, parce-que la famille est souvent mise au premier plan par les hommes politiques. Un bon responsable politique doit avant tout être un bon père et un bon mari. Mais au-delà, la First lady a également un rôle propre à jouer. Dans l’histoire de la présidence américaine, elle fut quelques fois conseillère de l’ombre à l’instar d’Eléanor Roosevelt, voire Présidente-bis comme Hillary Clinton. Mais le plus souvent, la First Lady s’est contentée d’être le premier soutien du Président et d’utiliser son côté rassurant et chaleureux de mère de famille pour adoucir l’image de leur mari. C’est d’ailleurs ce que Laura Bush réalise avec brio à travers son engagement pour la promotion des femmes et l’éducation des plus défavorisés à travers le monde.